La prière comme fondement.
Artisane de Makemo, Sœur Julienne RAGIVARU crée des bijoux en coquillages, perles et mabés. Après avoir abandonné son artisanat pendant plus de vingt ans, c’est la visite de sœurs missionnaires qui a ravivé en elle cette flamme créatrice. Aujourd’hui, son travail lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, de soutenir ses parents âgés et de transmettre aux jeunes de l’île les savoirs traditionnels, de la cuisine au jardinage, du travail dans les champs à la confection de bijoux.
Face aux difficultés de ceux qui l’entourent, elle puise dans sa foi la force de servir : " Quand je vois quelqu’un dans le besoin, cela me touche profondément et me donne le désir de l’entourer avec douceur, de lui tendre la main, comme le Sauveur nous invite à le faire les uns pour les autres."
Son retour à l’artisanat a été une véritable renaissance : "J’avais abandonné depuis plus de vingt ans. Puis j’ai continué à créer, et aujourd’hui, grâce à cela, je peux subvenir aux besoins de ma famille."
Sa conviction la plus profonde est celle d’une fille de Dieu reconnue et aimée : "Je sais que notre Père Céleste ne nous abandonne jamais. Il est toujours là, à chaque instant, dans chacune de nos décisions."
Elle conclut avec un message pour toutes les femmes : " La prière est notre plus grande force. Adressons-nous à notre Père Céleste pour tout ce que nous traversons dans la vie. C’est là que réside notre vraie force, dans la prière et dans la foi. "
Penser de manière céleste face à l’épreuve.
Présidente de la Société de Secours de la branche de Makemo, Sœur Irène NAUTA prend soin des femmes de sa communauté à travers des activités d’artisanat, de cuisine et des moments de partage. Lorsqu’elle a dû se rendre à Papeete pour une opération de la thyroïde, loin des siens, la peur s’est invitée. C’est alors qu’elle s’est souvenue des paroles du prophète Russell M. Nelson sur la pensée céleste.
"Orienter ses pensées vers le haut, vers ce qui est éternel, m’a aidée à trouver la paix intérieure dont j’avais besoin. Choisir de penser positivement, avec foi, m’a permis de traverser cette épreuve dans le calme et la sérénité."
Elle rend également hommage à son arrière-grand-mère, une pionnière de la foi qui économisait chaque sou pour un voyage en Nouvelle-Zélande afin de recevoir les ordonnances du temple. Sa nourriture quotidienne se résumait à du pain et des sardines.
"C’est un sacrifice immense que de se nourrir de si peu pour pouvoir économiser et se rendre au temple. Elle est pour moi un exemple de foi profonde et de consécration véritable."
Son message final, adressé à toutes les femmes du monde : « Vous êtes toutes filles de Dieu, et il vous aime. »
La maternité comme vocation éternelle.
Mère au foyer et présidente de la Primaire de la branche de Makemo, Sœur Syntiche MAIFANO élève quatre enfants avec une tendresse et un courage qui forcent l’admiration. Pour elle, la maternité est bien plus qu’une responsabilité quotidienne.
"Être mère, c’est l’une des plus belles choses qui soit. On apprend à aimer d’un amour inconditionnel, on donne tout, on protège. Et cet amour-là, il est pour la vie et pour l’éternité."
Lorsque son fils a été évacué d’urgence sur Tahiti pour une méningite sévère, c’est dans la prière et la foi que leur famille a puisé sa force. Avant le départ, son époux a prononcé une bénédiction de protection.
"Nous avons beaucoup prié notre Père Céleste, avec toute la ferveur de notre cœur. Et il a entendu notre appel. Il a guéri notre fils. Dans cette épreuve, j’ai truly vu Sa main tendue vers nous."
Cette épreuve a profondément fortifié sa foi : "Ma foi s’est agrandie dans cette épreuve. J’ai compris, de manière très concrète, que notre Père Céleste est présent dans nos moments les plus difficiles."
L’héritage qu’elle souhaite transmettre à ses enfants est simple et profond : "Je veux qu’ils s’accrochent à notre Père Céleste, qu’ils croient toujours en lui et qu’ils vivent leur foi au quotidien."
La patience comme vertu spirituelle.
Originaire des Marquises et enseignante à l’école primaire de Makemo depuis 2021, Sœur Arlenda WHOLER a traversé une période d’isolement spirituel profond. Elle a persévéré dans la prière, convaincue que le Seigneur l’écoutait, même si les réponses n’arrivaient pas au moment où elle les attendait.
"J’étais épuisée spirituellement. Mais je continuais à prier, à parler à mon Père Céleste dans le silence de mon cœur, convaincue qu’il entendait chacune de mes paroles."
C’est dans la patience et la confiance que la lumière est revenue dans son foyer, à travers des réponses venues à l’heure de Dieu, pas à la sienne.
"Notre Père Céleste ne répond pas toujours au moment où nous nous agenouillons. Mais son calendrier est parfait. Cette expérience m’a appris la patience, et surtout, à lui faire confiance pleinement."
Elle rend hommage à sa propre mère, devenue veuve en l’an 2000, qui a élevé ses enfants seule avec courage : "Ma mère s’est beaucoup sacrifiée pour nous. Elle nous a toujours encouragés à aller plus loin, à être meilleurs. Elle est pour moi un exemple de force et d’amour."
Son message pour toutes les femmes : "Dans chaque épreuve, il y a une leçon et une bénédiction. Faites confiance à notre Sauveur, Jésus-Christ. Il s’est sacrifié pour nous, pour que nous puissions nous élever."
Ces quatre femmes de Polynésie Française témoignent d’une vérité que Sylvia H. Allred, ancienne première conseillère de la présidence général de la Société de Secours, a exprimée ainsi : "Le Seigneur a accordé aux femmes les attributs divins de l’amour, de la compassion, de la bonté et de la charité. Quelle que soit notre situation personnelle, nous avons toutes la possibilité d’édifier les autres."
De Makemo aux quatre coins du monde, ces femmes nous rappellent que la foi, vécue au quotidien avec humilité et amour, a le pouvoir de transformer une vie, un foyer, une communauté.